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Entrainement en VAE – Pas pour les paresseux!

Un vélo à assistance électrique, ça ne change pas une vie, sauf que… Parlez-en à Martine Demers, la cinquantaine avancée, qui a fait l’achat d’un VAE de route au printemps dernier. Au guidon de son Road-E+ 1 Pro, de Giant, la Lévisienne a depuis accumulé plus d’heures de selle que lors de chacune de ses huit dernières saisons. Un haut fait d’armes pour celle qui, il n’y a pas si longtemps, avalait pourtant les kilomètres comme pas une sur un vélo à propulsion musculaire. «J’ai dû lever le pied quelques années. Lorsque je m’y suis remise, je partais donc de zéro. C’était pénible : je prenais des jours à récupérer de mes sorties, la moindre côte devenait une montagne », raconte-t-elle.

Loin d’être exceptionnel, le renouveau cycliste de Martine m’est cependant très familier: c’est de ma maman qu’il est question, après tout. Depuis qu’elle a fait l’acquisition de son VAE, elle et moi sillonnons chaque semaine les routes de la région de Québec, à jaser de tout, mais surtout de rien. Un précieux moment mère-fils, sur fond de coffee ride, qui ne serait tout simplement pas possible sans un coup de pouce électrique. L’occasion de pédaler en bonne compagnie sans pâtir de l’écart de condition physique est d’ailleurs ce qui l’enchante le plus. «Je peux suivre qui je veux, où et quand je le désire, et en profiter. J’ai renoué avec le plaisir de rouler.»

Chez les puristes de la pédale, compter sur un moteur alimenté par une batterie pour se propulser constitue un cas de dopage (mécanique), et est considéré comme de la triche. Pour le commun des mortels, on parle plutôt d’un moyen de rendre viable la pratique régulière du vélo, une forme d’exercice bénéfique pour la santé à plus d’un titre. L’impact potentiel du VAE sur la santé publique ne doit pas être sous-estimé, ont souligné des experts en la matière lors du dernier congrès de l’American College of Sports Medicine, en mai dernier. Sa démocratisation pourrait notamment simplifier le casse-tête des transports et contribuer à l’aménagement de plus d’espaces vélosympathiques, disent-ils en substance.

Pas convaincu? Il est difficile, pourtant, de contredire ce qui a l’apparence d’un consensus scientifique. Une étude parue en 2018 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity a recensé 17recherches sur le VAE et la santé, pour un total de 300 participants. La conclusion est éloquente: le VAE permet sans mal d’atteindre un niveau d’activité physique d’intensité modérée, une sollicitation certes moindre qu’avec un vélo dénué d’assistance électrique, mais tout de même supérieure à la marche. En outre, on constate une amélioration de la forme – donc l’effet d’un entraînement – chez les adeptes du VAE

Et ça ne s’arrête pas là. En creusant les études en question, on se rend compte que le VAE modifie les habitudes de vie, parfois même radicalement. Dans une étude sur la santé cognitive réalisée auprès de personnes âgées, des chercheurs notent que les sujets à qui l’on avait confié un VAE se sont mis à explorer davantage de nouveaux territoires. Tout le contraire d’une perte de capacités fonctionnelles ! D’autres rapportent une hausse spontanée du temps en selle, de l’ordre de 50%, chez des cyclistes en VAE à qui l’on avait pourtant prescrit une durée de pratique bien moindre. D’autres encore indiquent que des apôtres du VAE-boulot ont éliminé la douche une fois arrivés au bureau.

À cette liste, il faut dorénavant ajouter les randonnées mère-fils retrouvées.


S’entraîner avec un VAE: des pistes de réflexion

Source: velomag

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